Fast-fashion & ultra fast-fashion : une distinction artificielle !
Mode : une tendance destructrice
Coordonnées par le Réseau National des Ressourceries et Recycleries pour la coalition Stop Fast-Fashion dont font partie Les Amis de la Terre, 33 structures volontaires ont organisé des actions de tri (selon une méthodologie rigoureuse développée à partir de la classification de l’ADEME), afin de faire une enquête sur les textiles non-réemployables et leurs origines.
Identifier les acteurs responsables de la non-réemployabilité des vêtements
L’objectif était d’évaluer la part de produits issus des enseignes de fast-fashion dite « première génération » et ceux de la fast-fashion dite « deuxième génération » dans les textiles non réemployables des ressourceries. L’enquête s’est concentrée sur les vêtements ne pouvant être réemployés du fait de leur qualité médiocre en tentant d’identifier quelles sont les marques prédominantes. . . Car cette avalanche de vêtements de mauvaise qualité est à l’origine de l’impasse dans laquelle se trouvent aujourd’hui les acteurs de la collecte et du réemploi de vêtements.
Fast-fashion de 1ère génération en tête des vêtements non réemployables
Les résultats sont éloquents !
Près de 50% des vêtements mis au rebut dans les ressourceries proviennent des enseignes de la première génération, contre 5% pour ceux de seconde génération.
Publication

Fast fashion et ultra fast fashion : un même modèle de production de masse à transformer
Le modèle des entreprises européennes de production de masse, délocalisée depuis vingt ans pour comprimer les coûts au mépris des droits humains et du respect de l’environnement, sature nos filières de tri, de réemploi et de valorisation des ressourceries et recycleries. Et ce 12 fois plus que…
Auteur: Jessica Ohayon

