La magie de Noël mérite-t-elle que l’on libère des nuages de microplastiques dans notre environnement immédiat ? C’est le risque que fait courir une décoration de Noël répandue : la neige artificielle vendue en sachets sous forme de poudre, de paillettes ou de flocons. Auteur de plusieurs rapports sur la pollution plastique, le député Philippe Bolo (MoDem) demande son interdiction. Il a préparé une proposition de loi en ce sens, dont le dépôt doit être officialisé mardi 23 décembre.
Le texte, consulté par Reporterre, déplore que ce produit décoratif soit présenté comme « inoffensif, voire écologique, alors même qu’il s’agit de microplastiques qui seront disséminés dans l’environnement domestique et extérieur, sans possibilité réaliste de collecte complète après usage ». Sous sa couleur immaculée, cette neige artificielle est généralement constituée de matières comme le polypropylène, le polyéthylène et le polystyrène.
« Avec le vent et la pluie, ça va finir dispersé dans les jardins »
Le député se dit effaré de la « gamme infinie » proposée par Amazon, Temu et les autres plateformes en lignes. À l’approche des fêtes, ces sachets de fausse neige sont aussi couramment vendus dans les hypermarchés, magasins de bricolage ou de jardinage. Truffaut propose par exemple une référence de « neige fine », dont il vante les « copeaux légers et aériens » qui peuvent être « saupoudrés sur le sol de votre décor ou sur les toits des habitations ». « Avec le vent et la pluie, ça va finir dispersé dans les jardins », fustige Jules Vagner, cofondateur de l’initiative Objectif zéro plastique, qui a repéré cette offre sur le site de l’enseigne.
D’autres, comme Leroy Merlin, ou encore Carrefour, proposent des produits similaires.
Fausses promesses écologiques
Pour Philippe Bolo, l’interdiction de ces produits est une question de cohérence, alors que la loi…
Auteur: Benjamin Douriez

