On écrit cela depuis une position à laquelle on tient depuis différentes expériences, celle de l’autonomie comme garde-fou contre la délégation et la représentativité. Comme une possibilité de ne pas déléguer ce pour quoi on lutte et comment on le fait, à un parti, un syndicat ou une organisation. Une position qui permet de tenir à des luttes qui ne cherchent pas une légitimité de la part de l’état ou de la classe dominante. Qui se laisse la possibilité de rencontrer différents groupes et tendances et d’échanger, de ne pas ériger un mur devant ce qui nous est différent politiquement au premier contact. Dont l’intention n’est pas de proposer un programme mais une expression politique qui se traduise tant dans les pratiques que dans les rapports humains. Qui cherche à diffuser une position réappropriable ou chacun.e est son propre sujet politique plutôt qu’à massifier derrière des mots d’ordre désignant le bon sujet révolutionnaire.
Cela n’est pas un mantra auquel nous aurions tenu tout au long de nos vécus, mais une position qui se porte d’autant plus lorsqu’elle est invisibilisée. Si nous nous retrouvons sur un dégoût commun face à l’hégémonie des soulèvements de la terre et de leur récit, on espère se retrouver plus encore sur des positions communes qui nous donneront envie de les affiner et de les affirmer.
Depuis cette position, on explicite pourquoi il y a pour nous un désaccord profond avec les soulèvements de la terre, moins pour ouvrir une discussion avec ces derniers qu’avec les personnes dont on se sent proches et qui répondent présentes à leurs événements.
Nous n’y avons pas participé, notre critique se base donc sur les récits, autant enthousiastes que déçus ou traumatisés, au retour des évènements des SdT, et sur ce qu’eux-mêmes disent de leur organisation. On part aussi d’un sentiment d’étrangeté quant au fait de ne pouvoir partager une critique avec certains…
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