Nos plus grands médecins. Comment les fourmis, les papillons, les éléphants…se soignent depuis des millions d’années, Jaap de Roode, Les liens qui libèrent, 320 pages, 22 euros.
Comment les animaux se soignent-ils dans la nature ? Question a priori logique mais qui n’effleure que peu de personnes, tant les esprits occidentaux sont conditionnés à se rendre chez le vétérinaire. Dans son livre Nos plus grands médecins, Jaap de Roode, biologiste de renom et professeur à l’université Emory à Atlanta, offre une autre perspective en condensant les connaissances sur l’automédication des animaux.
Nous découvrons qu’ils peuvent recourir à la médication pour diminuer la probabilité d’une infection, tuer des parasites ou tolérer une maladie sans pour autant l’éliminer. Et qu’ils pratiquent volontiers une médecine préventive en ingérant certains aliments, en s’enduisant de répulsifs ou en ajoutant des éléments toxiques à leur nid pour les désinfecter.
Les fourmis rousses des bois comblent les fourmilières avec des morceaux de résine pour réduire les infections microbiennes.
Ainsi, les fourmis rousses des bois comblent les fourmilières avec des morceaux de résine pour réduire les infections microbiennes. Les orangs-outans savent diminuer une inflammation en mélangeant certaines lianes à leur salive et en appliquant cette mixture sur leur corps. Les roselins du Mexique et les moineaux domestiques insèrent des mégots de cigarette dans leurs nids pour utiliser les capacités antiparasitaires du tabac à titre préventif – même si les autres composés chimiques des mégots sont sûrement responsables d’anomalies constatées chez ces oiseaux.
Les papillons monarques femelles, espèce étudiée par Jaap de Roode, pondent leurs…
Auteur: Vanina Delmas

