Faut-il verdir la guerre ou la combattre ?

Impossible d’y échapper. Ukraine, Gaza, Iran, Liban… Depuis quelques années, guerres et génocides rythment l’actualité et alimentent les débats jusqu’en France autour de l’exportation d’armes (le pays est deuxième sur le podium mondial), des dépenses militaires (+36 milliards d’euros jusqu’en 2030 annoncés le 8 avril) ou encore de l’instauration d’un service militaire volontaire (à compter de l’été 2026).

Et penseurs et partis écolos, dans tout ça ? À l’heure où le “discours pragmatique” d’un renforcement de la défense français et européenne s’impose face aux velléités impérialistes russe et états-unienne, les critiques visant les ravages humains et environnementaux du complexe militaro-industriel semblent difficilement audibles. Le sujet suscite bien quelques débats, mais force est de constater qu’il ne s’est pas (encore) imposé comme un sujet cardinal pour les écologistes.

Et c’est bien dommage, car “l’impensé de la guerre affaiblit l’écologie”, avertit Vincent Rissier dans son ouvrage Contre l’écologie de guerre (éd. La Dispute, 2026). La question est délicate, mais plus que jamais incontournable si l’on veut penser une écologie cohérente et crédible en tant que force de gouvernement. Bon Pote s’est attaqué à la question en sondant les deux positions principales qui divisent le camp écolo : d’un côté, les tenants d’une armée “durable” et d’une “écologie de guerre” visant à concilier impératifs sécuritaires et “transition énergétique”, et de l’autre les antimilitaristes combattant la “militarisation de la société” et l’impérialisme. 

La guerre, une ennemie naturelle de l’écologie

Commençons par rappeler les bases. Au départ, la guerre fait partie des ennemis de l’écologie. Ses racines sont à chercher du côté de courants philosophiques comme “le transcendantalisme[qui croit en la bonté…

La suite est à lire sur: bonpote.com
Auteur: Sophie Kloetzli

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