La question de développer de nouvelles infrastructures routières, où la vitesse prédomine, ne devrait plus du tout se poser. Plus aucun mètre carré ne devrait être artificialisé pour des infrastructures routières. Tout nouveau projet autoroutier est complètement incompatible avec le double impératif de lutte contre le changement climatique et du zéro artificialisation nette.
L’autoroute est l’infrastructure routière « tout-voiture » par excellence qui va de pair avec la notion de vitesse. L’argument des promoteurs de ces projets, selon lequel il faut absolument desservir les territoires avec les autoroutes pour assurer leur développement, est une manière de penser inconciliable avec la nécessité de décarboner nos mobilités.
Où est la cohérence aujourd’hui à promouvoir d’une part le covoiturage, le vélo ou la marche, avec des plans et des financements nationaux de plus en plus conséquents, et d’autre part soutenir de manière totale la mobilité en voiture ? Entre le soutien aux projets autoroutiers et les récentes ristournes sur les carburants, le message envoyé par les pouvoirs publics est un soutien à la voiture sur le long terme.
Le gouvernement assure qu’il aide les gens en leur permettant de se déplacer plus vite, ou de continuer à se déplacer. En pratique, il place surtout les citoyennes dans des situations intenables économiquement. Sur le court et le long terme, c’est ne rendre service à personne.
Proposer des alternatives à la voiture individuelle
Pour les collectivités rurales et périurbaines qui s’engagent, proposer des alternatives à la voiture individuelle est une réponse aux objectifs environnementaux et à des enjeux sociaux. Mais c’est aussi une manière de rester attractifs en répondant aux aspirations de leurs habitantes et des nouveaux arrivants (en particulier des ex-urbains), qui refusent de subir une dépendance à la voiture.
Il faut…
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Auteur: Rédaction

