Comme beaucoup de parents, pour faire garder ses enfants avant leur entrée à l’école, Céline Tisserand rêvait d’une place en crèche. « Tout d’abord parce que je trouve que cela facilite la sociabilité de l’enfant”, met-elle en avant, mais aussi parce que ce système est plus accessible financièrement. Après des appels et courriers répétés, elle se heurte à deux refus. Le couple se tourne alors vers des assistantes maternelles. Une solution qui leur coûte au minimum 1250 euros par mois, soit 1/5 ème de leurs salaires, et les oblige à de nombreux sacrifices non seulement financiers, comme partir en vacances, mais aussi très personnels. « Nous voulions un troisième enfant, mais avec mon mari, regrette la jeune femme, nous avons renoncé à ce projet. Financièrement, nous ne pouvons pas nous le permettre. »
Travailler peut-il être un désavantage pour avoir une place en crèche ?
Un refus inexpliqué de la part de la mairie, et qui laisse Céline Tisserand désemparée. « Nous n’avons jamais eu de réponse officielle. Seulement une personne, au téléphone, en off, parce que j’insistais, qui m’a expliqué que nous étions au-dessus des tarifs de la CAF, que nous n’étions pas prioritaires, et que le fait de travailler tous les deux était même limite un handicap. Mais je ne comprends pas : comment cela peut-il être un facteur négatif ? Dans mon monde, ce sont les personnes qui travaillent qui ont justement besoin d’une garde…
Auteur: Guillemette Halard

