Toujours consultable sur Internet, l’article du 21 mars 2014, où Midi Libre annonce à ses lecteurs la disparition de son chef d’agence nîmois, avec des hommages à la hauteur de l’estime qui l’entourait, mais aucune mention des causes de son suicide, aujourd’hui considéré par la Justice comme accident de travail.
La Cour d’Appel de Montpellier confirme la qualification en accident du travail, du suicide de François Charcellay, chef de l’agence de Nîmes du quotidien régional. Ses avertissements n’avaient pas été entendus, dans une entreprise de presse en chute libre, dont les employés connaissent une dégradation dramatique de leurs conditions de travail
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Un suicide est « un phénomène multifactoriel dépourvu d’une cause unique » rappelle un jugement de la Cour d’Appel de Montpellier rendu le 1er décembre 2021. Toutefois, dans le cas de François Charcellay, qui s’était donné la mort dans la nuit du 19 au 20 mars 2014, cet acte « a été déterminé essentiellement par la dégradation des conditions de travail du salarié qui se trouvait pris entre les contraintes de son environnement professionnel et les exigences de sa direction qui ne lui allouait pas les ressources nécessaires pour y faire face » établit le même jugement, concluant à « une faute inexcusable » de la dite direction.
En 2014, lorsqu’il est poussé à bout, le journaliste François Charcellay exerce la responsabilité de chef d’agence du quotidien régional Midi Libre à Nîmes, chef-lieu du Gard. Le présent jugement en appel vient confirmer celui rendu en première instance par le Tribunal des affaires sociales voici quatre ans. Il s’agissait de trancher le fait que « le suicide du salarié est survenu du fait du travail et constitue bien un accident du travail ». En clair, « l’employeur a soumis durant plusieurs mois le salarié à une dégradation continue de ses conditions de travail, et a reçu à plusieurs reprises ses doléances. […] Il aurait dû avoir conscience du danger auquel se trouvait exposé le salarié, et prendre les mesures pour l’en préserver ».
Le récent jugement en appel n’a été que discrètement répercuté. On n’en a trouvé mention que dans l’hebdomadaire satirique montpelliérain L’Agglorieuse et le site d’infos sétois Le Singulier (lesinguliersete.fr). Contactée par Le Poing, l’avocate Isabelle Molinier n’a pas donné suite. Elle représentait la veuve du journaliste suicidé, à laquelle Midi Libre devra verser dix…
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Auteur: Le Poing

