Nous sommes actuellement témoins d’une séquence de militarisation de la société. La mise en égalité de l’autodéfense d’une part et des attaques fascistes d’autre part montre que la bourgeoisie fait bloc. La définition de la violence comme monopole de l’État ressurgit. Une ouverture pour légitimer que la France « est en guerre » contre l’Iran.
La normalisation du discours génocidaire dans les médias et la complicité de la France dans le projet sioniste ont encouragé l’installation de l’extrême droite. Il est question de préparer la population au consentement de l’économie de guerre, rendre les corps dociles, sur fond d’armement assumé des massacres en Palestine. Cibler les personnes arabo-musulmanes et banaliser la misogynoire.
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Les féministes n’ont pas de mal à se reconnaître dans la patience des peuples debout sur plusieurs générations, issues elles-mêmes d’une continuité de combats multiformes. La transmission des savoirs et l’autonomie de notre sécurité font partie de nos habitudes.
Nous, féministes, afro-féministes, militant•es LGBTQIA+, antiracistes, enfantistes et révolutionnaires, alertons. La guerre — au sens large — est un système de domination où l’ennemi choisi par les États profite aussi au contrôle national de la population. De la répression de l’ennemi intérieur au retour d’une « guerre juste » menée à l’extérieur, le continuum colonial et réactionnaire tente d’étouffer nos organisations. Il est plus que jamais nécessaire de lier les luttes décoloniales qui ont animé la rue pendant deux ans et les luttes territoriales contre l’austérité au profit de l’armée afin de faire front contre le fascisme !
Partout en Europe,…
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