Les femmes préhistoriques étaient plus mobiles que les hommes, créant des réseaux sociaux plus larges. C’est ce qu’ont découvert des scientifiques en combinant plusieurs méthodes d’analyse de fossiles humains exhumés en France et en Afrique du Nord.
Lire Femmes du Néolithique (1) : une société au microscope
Nous voici au Centre de recherche et d’enseignement des géosciences de l’environnement (Cerege), près d’Aix-en-Provence. Guillaume Leduc est un spécialiste de l’étude des climats du passé. Son laboratoire recèle différents instruments permettant de pratiquer des analyses isotopiques (voir en bas de page). « J’ai l’habitude de manipuler des carottes contenant des sédiments et, jusqu’ici, si j’en perdais quelques grammes au cours d’une “manip”, je pouvais toujours aller en récupérer, raconte-t-il. Mais, dans le cadre du programme WomenSOFar, je manipule des échantillons de restes humains, ce qui est autrement impressionnant et émouvant… On n’a pas le droit à l’erreur, car ce matériel est extrêmement rare ! »
Les équipements analytiques diffèrent selon que les échantillons de collagène proviennent d’os ou de dents, mais le principe est identique. Les capsules contenant les échantillons sont placées dans un spectromètre de masse à ratio isotopique. Là, les échantillons sont brûlés par un flash instantané à 1000 °C….
Auteur:

