Ce 4 octobre, la communauté de communes de la Matheysine, en Isère, a pris la décision de fermer les portes de sa station de ski. Située à 1 368 mètres d’altitude, cette station confrontée depuis plusieurs années aux difficultés financières notamment liées au manque d’enneigement, ne rouvrira donc pas pour la saison hivernale.
L’Alpe du Grand Serre est la première station de ski de cette importance à fermer dans les Alpes du Nord, mettant en péril 200 emplois directs et indirects. Pour le sénateur de l’Isère et président du groupe écologiste Guillaume Gontard, « il y a un véritable problème d’anticipation » dans la gestion de la transition de ces stations de moyenne montagne.
Au lendemain de l’annonce de la fermeture de la station de ski de l’Alpe du Grand Serre, vous affirmiez sur les réseaux sociaux qu’il s’agissait d’un « déchirement pour tout un territoire ». Qu’est-ce que vous dénoncez dans cette décision qui paraît pourtant inéluctable, en raison de la raréfaction des chutes de neige ?
Évidemment c’est inéluctable, il suffit d’écouter les scientifiques. Avec le réchauffement climatique et l’absence de neige, des exemples de stations de ski en très grande difficulté qui sont contraintes à la fermeture, il y en a et il pourrait y en avoir bien d’autres. Mais, quoi qu’il en soit, cela reste un déchirement parce qu’une station de ski c’est une histoire, c’est toute une économie qui a…
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Auteur: Rose Amélie Becel

