Depuis un peu moins d’un an, plusieurs lieux du 7e arrondissement de Lyon ont subi des fermetures administratives, couplées à la gestion policière et raciste du quartier. Nous sommes conscients que le quartier n’échappe pas à la violence de rue. Mais nous pensons que le problème ne sera pas résolu par des politiques répressives. Nous sommes des lieux de rencontres, de création, de réflexion, de cultures. Nous nous battrons pour garder nos lieux ouverts et solidaires.
Depuis un peu moins d’un an, nous avons vu plusieurs lieux subir des fermetures administratives dans notre quartier.
Certains ont été fermés suite à la nouvelle loi « narcotrafic ». Cette loi, en application depuis juin 2025, a permis aux préfets d’ordonner la fermeture administrative de tout local commercial ou établissement ouvert au public ou utilisé par le public, lorsqu’ils estiment que l’exploitation ou la fréquentation favorise ou facilite les infractions liées au narcotrafic, ou engendre des troubles à l’ordre public.
Sous couvert de lutte contre le narcotrafic, les lieux considérés comme supports directs ou indirects du trafic de stupéfiants peuvent être fermés par la police administrative, le tout sur la base de renseignements policiers.
On voit déjà en moins d’un an les conséquences d’une telle loi : un peu de bruit, des clients qui s’opposent à des opérations de polices violentes ou racistes, de la solidarité avec des personnes en grande précarité. Et voilà comment le bar le Court circuit s’est fait interdire, ce 24 avril, d’ouverture pendant 1 semaine, au prétexte que des cigarettes seraient vendues à la sauvette à proximité de la terrasse, et que « des vendeurs de stupéfiants seraient passés entre les chaises des clients pour leur proposer des produits illicites » (d’après l’arrêté préfectoral).
Déjà à l’automne plusieurs établissements de la Guillotière, dont un salon de coiffure…
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