Festival « Convivencia », rencontre avec Shamaly, rappeur palestinien

Le festival Convivencia se déroule en début d’été, sur un peu plus de trois semaines. Naviguant au rythme de 5 km/h, via principalement le canal du Midi, la péniche Tourmente effectue une quinzaine d’escales dans plusieurs départements. À chaque étape correspond une soirée musicale en accès libre, avec deux ou trois concerts ou DJ-sets sur le pont transformé en scène. Des stands de restauration s’installent sur les berges, pareilles à des guinguettes. Le tout suscite une ambiance de grande convivialité, fidèle à l’esprit animant l’association porteuse de l’événement, créée en 1990 et elle aussi nommée Convivencia – mot qui signifie « vie en commun », « vivre-ensemble » en espagnol.

« Nous défendons les musiques du monde dans toutes leurs diversités, entre tradition et modernité, souligne Cécile Héraudeau, montée à bord en 2005, directrice depuis 2012 et par ailleurs présidente du bureau de Zone franche (réseau professionnel majeur dans le champ des musiques du monde). Le festival constitue la partie la plus visible du travail mené par l’association. Nous développons beaucoup d’actions culturelles à l’année. Par exemple, quand nous programmons ou accueillons en résidence des artistes, nous proposons toujours en complément des rencontres avec divers publics – notamment des jeunes, des personnes âgées et des personnes en situation de handicap. »

Économie fragile

Si Convivencia jouit aujourd’hui d’une reconnaissance importante, son économie reste fragile. Le festival fonctionnant sans billetterie, les recettes sont générées seulement par les buvettes et quelques ateliers de pratique artistique. Compris entre 350 000 et 400 000 euros suivant les années, le budget provient à 80 % du financement public. Or la conjoncture en France est loin d’être favorable.

« C’est compliqué cette année, confirme Cécile…

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Auteur: Jérôme Provençal

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