Ascenseur émotionnel à La Ciotat. Alors qu’il s’agissait d’un scénario hautement improbable pour certains acteurs culturels et associatifs, 24 heures après les révélations de Politis, Gérard Darmon s’est finalement retiré de la présidence du jury du festival du cinéma qui devait se tenir dans la ville des Bouches-du-Rhône, du 10 au 14 juin prochain. « Quelle victoire ! », s’enthousiasmait la responsable d’une association ciotadenne qui lutte contre les violences intrafamiliales.
Mais d’après un communiqué publié par les organisateurs de l’événement, c’est Jean-Pierre Améris qui a été choisi pour le remplacer. Or dans le dernier film du réalisateur, Aimons-nous vivants (2025) où Gérard Darmon est en tête d’affiche avec Valérie Lemercier, une technicienne s’était plainte d’avoir reçu « plusieurs remarques humiliantes » de la part de l’acteur de 78 ans. Le film devait même clore le festival en présence du réalisateur. Ce sera finalement Marie-Line et son juge (2023), un autre film du réalisateur, mais sans Gérard Darmon, qui sera projeté.
En novembre 2024, Politis révélait les témoignages de neuf femmes accusant Gérard Darmon de violences sexistes et sexuelles. Techniciennes, souvent précaires, elles n’avaient pas porté plainte contre lui, craignant la lenteur de la justice, la victimisation secondaire ou les répercussions directes sur leur carrière. Une seule avait assigné en justice la boîte de production qui l’avait engagée dans un film pour ne pas l’avoir protégée. À l’époque, elle avait 19 ans quand l’acteur fêtait ses 70 ans.
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Auteur: Hugo Boursier

