En choisissant de faire référence dès le titre de son programme, « La danse est xénophile », aux mots écrits par quelqu’un d’autre, Anne Sauvage, la directrice de l’Atelier de Paris/CDCN dit d’emblée son désir d’ouverture, de dialogue. Elle cite sa source : la tribune d’Éric de Chassey, directeur de l’Institut national d’histoire de l’art, publiée dans Le Monde, le 15 janvier 2024. Ce texte, affirmant que « les arts reposent sur l’accueil de l’étranger et s’opposent au rejet de celui-ci ou à la limitation de ses droits », s’infuse dans l’édito de June Events.
La pluralité des gestes, des paroles, des couleurs compose un kaléidoscope plus que jamais nécessaire.
« Dans un monde de plus en plus divisé par les guerres, les crises et les bouleversements climatiques », la 18e édition de ce festival de danse s’est construite, y lit-on, « avec la conviction que la pluralité des gestes, des paroles, des couleurs, des musicalités corporelles et sonores compose un kaléidoscope de prismes et de points de vue plus que jamais nécessaires ». Avec ses vingt spectacles mêlant artistes déjà renommés et personnalités plus émergentes, des cartes blanches et présentations d’étapes de travail, c’est en effet un paysage chorégraphique très pluriel qu’offre l’Atelier de Paris dans son écrin de la Cartoucherie, nichée au cœur du bois de Vincennes.
Grand écart esthétique
Comme l’indique le recours d’Anne Sauvage à la citation, l’identité du festival est avant tout relationnelle. Rassemblant des artistes d’origines culturelles, géographiques et artistiques diverses, cette édition de June Events plus encore que toutes celles qui l’ont précédée est singulière par les rencontres qu’elle organise. L’ouverture du festival le 22 mai fut à cet égard très éloquente. Jimmy, de Pierre Pontvianne…
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Auteur: Anaïs Heluin

