Depuis 2010, de défrichages en autoconstructions, c’est petit à petit 9 hectares qui ont été occupés par des jardins, champs, cabanes, parcs, vergers et lieux collectifs ouverts à toustes.
Après avoir arraché l’abandon de la phase 2 du mal nommé projet d’éco-cité des maraîchers en 2019, et entamé ces 2 dernières années un dialogue avec la mairie, nous nous retrouvons une nouvelle fois menacé par l’appétit bétonisateur de la métropole. Un « ultimatum », sortie de la poche du maire un dimanche matin à l’aube, nous impose de remettre en question l’indivisibilité des 9 hectares qui composent le quartier, pour laisser place à un projet d’urbanisation sur une bande de 1,14 hectare. Ce coup de pression, met à mal la confiance et les échanges que nous avions tenté d’établir ces derniers mois.
A cet endroit, une foisonnante diversité de vies et d’activités se déploient : des mares et des plantes aromatiques trouvent leur place au beau milieu d’un terrain de BMX, des libellules virevoltent entre joueureuses de pétanque et de basket, une douce odeur de pain cuit sort du fournil tandis que, à l’autre bout, une équipe s’active aux fourneaux pour préparer un des repas à prix libre de la cantine La Chouchou ! Toute une vie s’est créée là depuis des années, et continue de s’inventer au gré des envies des unes et des autres. Parce qu’il jouxte l’écoquartier voisin, cet espace est traversé et perméable, utilisé aussi bien par les jardinièr.es des Lentillères que par le voisinage, qu’iels soient en soif de promenade apaisée, de sport extrême ou de moments de convivialité.
Nous avons besoin de faire vivre ce quartier qui constitue un refuge et donne un peu d’air (effectif et symbolique !), à des centaines de personnes. Nous avons plus que jamais besoin d’espaces de lutte fédérateurs dans l’environnement politique réactionnaire, guignolesque et fascisant qui nous entoure.
Nous…
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