Adopté par 162 voix pour, une contre (États-Unis) et aucune abstention, le texte appelle les gouvernements à renforcer leurs systèmes nationaux de sécurité routière, à améliorer les infrastructures et les normes applicables aux véhicules, et à mettre en œuvre l’approche dite du « Système sûr » (Safe System).
Cette approche repose sur un principe simple : les erreurs humaines sont inévitables, mais les routes, les véhicules et les règles doivent être conçus pour éviter qu’elles ne provoquent des accidents mortels.
Seuls à voter contre, les États-Unis ont estimé que le texte dépassait le cadre de la sécurité routière en établissant des liens avec les politiques climatiques, environnementales et urbaines.
Plus de 1,2 million de morts chaque année
En ouvrant lundi cette réunion de haut niveau de deux jours, la Présidente de l’Assemblée générale des Nations Unies, Annalena Baerbock, a répondu à une question souvent posée : pourquoi les Nations Unies consacrent-elles une réunion à la sécurité routière alors que le monde est confronté à de multiples conflits et crises ?
Parce que l’ampleur de cette tragédie l’exige, a-t-elle répondu. Chaque année, les accidents de la route font plus de 1,2 million de morts et quelque 50 millions de blessés, soit davantage que les conflits armés, les homicides ou encore le paludisme.
Évoquant le décès de sa tante, renversée par un tramway, Mme Baerbock a rappelé qu’un accident de la route ne bouleverse pas seulement une vie, mais laisse des séquelles durables pour les familles et les communautés.
Des progrès réels, mais encore insuffisants
À l’occasion de cette réunion, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a publié de nouvelles données montrant que le taux mondial de mortalité routière a reculé de 21 % entre 2011 et 2025, malgré l’arrivée de plus d’un milliard de véhicules supplémentaires sur les routes.
En 2025, 1,16 million de personnes ont néanmoins perdu la vie…
Auteur: Nations Unies FR

