Inquiets de la qualité de notre eau du robinet, nous sommes de plus en plus à nous équiper en filtres. Des craintes alimentées par les innombrables études sur les contaminants du précieux liquide : composés per- et polyfluoroalkylés (PFAS), pesticides, microplastiques… Même l’eau en bouteille n’échappe pas aux polluants.
« Cette méfiance, pas toujours fondée, et le marketing ont contribué à une explosion du marché des appareils de traitement de l’eau à domicile », constate l’association Consommation, Logement et Cadre de vie (CLCV). Comment s’y retrouver dans la jungle des produits censés fournir « de l’eau propre en un clin d’œil », « une eau pure à 99 % » ou bien éliminer « jusqu’à 99,999 % des contaminants nocifs » ? Faut-il y croire ? Faut-il investir beaucoup dans un purificateur Berkey, Pure-Filters ou British Berkefeld pour boire une eau saine ? Moins chers, les bâtons de binchotan et les carafes filtrantes de type Brita, Philips ou Waterdrop sont-ils suffisants ?
Isabelle s’est procuré des bâtonnets de charbon actif japonais (binchotan) en boutique bio « qui attirent les polluants ». Elle espère que « cela fonctionne aussi pour les PFAS », ces polluants éternels. Le coût n’est pas très élevé : 6 à 7 euros le bâtonnet de 5 à 8 cm. « Par contre, il faut le faire bouillir pendant quinze minutes au préalable et le changer régulièrement, tous les trois mois », précise cette lectrice de Reporterre, qui a répondu à notre appel à témoignages. Élodie, elle, utilise des billes de céramique : « L’inconvénient, c’est qu’il faut souvent les recharger. »
Gilbert et sa famille ont choisi d’investir, voici plus de vingt ans, dans un osmoseur. Ils s’en disent « très satisfaits ». D’après le fabricant, le dispositif élimine mauvais goût et odeurs, mais aussi nitrates, pesticides, herbicides, résidus médicamenteux, métaux…
Auteur: Fabienne Loiseau

