Fin de la mise à l'abri d'une famille au sein de l'école

25 jours de mise à l’abri dans l’école. 3 banderoles sur les grilles. L’envoi d’un huissier par la mairie. L’envoi d’une requête en référé devant le Tribunal administratif demandant l’expulsion. Une audience en préfecture suivie d’un rassemblement de 200 personnes. Le rejet des requêtes de la mairie par le juge… La rentrée n’a pas été de tout repos à l’école Chappe. Et la mise à l’abri continue.

La mise à l’abri au sein de l’école publique des frères Chappe d’une maman et de ses deux enfants aura duré 25 jours. Entre le 25 septembre et le 20 octobre, l’établissement a accueilli en dehors des temps scolaires cette famille accompagnée par de nombreux parents d’élèves pour se reposer, s’organiser, discuter, manger, jouer, dormir.

Alors que des mairies appelaient le gouvernement à augmenter le nombre de places d’hébergement d’urgence [1], le maire de Saint-Étienne saisissait la justice en référé pour ordonner la libération des locaux de l’école, « au besoin avec le concours de la force publique » [2]. Ce choix politique d’une grande violence a beaucoup inquiété la famille, par ailleurs déjà très préoccupée, mais aussi les parents d’élèves.

Heureusement pour tout le monde, le 20 octobre, les requêtes de la commune de Saint-Étienne sont rejetées au Tribunal administratif de Lyon. En effet, la continuité du service public n’a pas été entravée, « la famille n’occupant que pendant la nuit une salle de classe en compagnie d’un parent d’élève et que contrairement à ce qu’affirme la commune, aucune classe n’a dû changer de lieux. » [3] Aussi, les risques sanitaires invoqués par la commune de Saint-Étienne « ne sont attestés par aucune pièce au dossier » [4].

Malgré cette belle victoire, la famille restait à cette date sans solution. Ne pouvant compter ni sur la mairie ni sur la préfecture – qui a elle aussi menacé de recourir à la force…

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