FIN de l'ÉTÉ

Nous, membres de l’Équipe Terrestre d’Écologie, avons malgré tout considéré les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. Et nous sommes au regret d’inviter nos contemporains à reconnaitre que le Pouvoir a pu s’enorgueillir de la ferveur populaire qui les a entourés.

Réduite au silence pendant l’événement, la critique traditionnelle reprend certes la parole aujourd’hui. Elle entend venger sa disqualification en signifiant que l’engouement et la convivialité étaient symptomatiques de l’idiotie sportive – d’une fête à neuneu.

Pour se faire croire qu’elle apprend quelque chose au public, elle fait comme si celui-ci n’était pas au courant des intérêts en jeu. Elle déroule sa leçon habituelle sur l’identité du Sport et du Capital, faisant en cela écho à l’auguste prétention de ce dernier : « le sport, c’est moi ».

En office professoral du clergé régulier, la critique chante ainsi la messe, et cite ceux qui répètent à l’envi que le sport moderne corrobore l’ordre établi – c’est leur fond de commerce. Elle fait sonner les cloches de l’Université, et nous voyons malheureusement quelques fidèles répondre à l’appel.

Bercés par cette litanie, les esprits abusés en viennent en effet à ignorer ce qui a différencié les Jeux de Paris de ceux de Tokyo : la clameur populaire. Cette résonance a ému sportifs et entraîneurs – ils l’ont abondamment soulignée.

Et quand certains affirment que cette expérience partagée a permis de tourner la page du Covid – entendu comme événement social –, les âmes critiques s’empressent de signifier que les Jeux n’ont été que le verso du Confinement.

C’est dire que pour elles, l’expérience de la joie dehors ne diffère en rien de celle de l’enfermement. Peut-être en arriveront-elles bientôt à dire que la vie est la mort, et que toute médecine est un dopage. Il n’est jamais question que d’une immonde manipulation des masses.

Nous pensons tout au contraire que la foule sait…

La suite est à lire sur: lundi.am
Auteur: dev

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