Fin de parcours pour la Force conjointe du G5 Sahel : quels enseignements en tirer?

Le 2 décembre 2023, le Burkina Faso et le Niger ont annoncé leur retrait du G5 Sahel et de sa force conjointe. Ce qui porte à trois le nombre de pays membres ayant mis fin à leur participation à ces mécanismes, après le retrait du Mali en 2022.

Quatre jours plus tard, le 6 décembre, la Mauritanie et le Tchad, les deux derniers membres annoncent, à leur tour, la dissolution prochaine du G5 Sahel et de ses mécanismes. Une décision en phase avec l’article 20 de la Convention portant création du G5 Sahel selon lequel “le G5 Sahel peut être dissous à la demande d’au moins trois États membres”.

Quels enseignements peut-on tirer de cette expérience de coopération contre le terrorisme, notamment pour les acteurs africains?

Je m’intéresse aux questions de paix et de sécurité en Afrique, avec un intérêt particulier pour les initiatives nationales et internationales visant à ramener la paix et la stabilité.

Soutiens logistiques

Le G5 Sahel a été créé en 2014 avec une approche développement et sécurité. En 2017, les pays membres ont lancé la Force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S) pour combattre le terrorisme et le crime organisé. La FC-G5S est une force ad hoc en ce sens qu’elle ne faisait pas partie des mécanismes et organisations de l’Architecture africaine de paix et de sécurité de l’Union africaine.

Outre l’avantage d’éviter les lourdeurs bureaucratiques et les retards dûs à la recherche de consensus, les réponses de type ad hoc permettent de gagner en flexibilité et en autonomie dans la définition du champ d’intervention géographique. Elles permettent aussi aux États engagés de choisir leurs alliés, et d’accéder à des soutiens logistiques et financiers .

Grâce à la coopération, les pays du G5 Sahel ont pu établir des projets de développement et renforcé les canaux d’échange et de coordination en matière de défense et de sécurité. Le G5 Sahel et sa Force conjointe ont aussi…

La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Moda Dieng, Professor of Conflict Studies, School of Conflict Studies, Université Saint-Paul / Saint Paul University

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