Les chaînes télé C8 et NRJ12, vingt ans d’âge, vont s’éteindre sur la TNT vendredi soir, sur une décision inédite du régulateur de l’audiovisuel, devenue enjeu politique pour la droite et l’extrême droite, au nom de la liberté d’expression.
Les fréquences sur la télévision numérique terrestre de C8 et NRJ12 n’ont pas été renouvelées par l’Arcom, régulateur indépendant.
Pour leur dernière vendredi, les deux chaînes ont prévu de rediffuser leurs grands moments. On pourra voir Laurence Ferrari et Roselyne Bachelot dans « La grande soirée de C8 » (ex-D8) ou Nabilla dans « 20 ans de grandes émotions » sur NRJ12.
Et à partir de samedi 00H00, des messages seront diffusés sur leurs canaux indiquant qu’« un nouveau programme sera proposé » ultérieurement.
D’autres chaînes nationales ont cessé d’émettre dans le passé, comme TV6 et La Cinq, mais dans d’autres circonstances.
L’arrêt de C8, propriété du groupe Canal+, dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, a pris un tournant politique.
« Censure politique »
Marine Le Pen (RN) a dénoncé sur X mercredi une « censure politique, sous la pression d’une extrême gauche aux relents totalitaires affirmés et les soupçons de plus en plus lourds d’interférence du pouvoir et de ses relais administratifs ».
Comme d’autres, Laurent Wauquiez (LR) a sonné la charge contre l’Arcom, « un organisme administratif qui n’a pas de légitimité démocratique ». « Il y a un arrière-plan idéologique » derrière la coupure de fréquence de C8, selon lui.
Emmanuel Macron a dû, le week-end dernier, descendre dans l’arène pour expliquer que ce n’est « pas une décision politique ».
Les fréquences de la TNT sont une « occupation du domaine public » et il est « donc normal qu’il y ait une autorisation », « sous le contrôle des juges », a souligné le chef de l’Etat.
« Si une majorité de responsables politiques…
Auteur: AFP

