Le Sénat a supprimé en commission le droit à l’aide à mourir, au cœur de la proposition de loi sur la fin de vie, pour lui substituer un simple « dispositif d’assistance médicale à mourir ». Dans cette nouvelle version du texte, la prescription d’une substance létale reste possible, mais dans des conditions bien plus restrictives que celles définies par les députés. Elle ne pourra plus concerner que les patients en fin de vie dont le pronostic vital est engagé « à court terme », selon un cadre déjà défini par la loi Claeys-Leonetti, actuellement en vigueur, et qui permet la sédation profonde et continue jusqu’au décès.
Ce mercredi 29 avril, les membres de la commission des affaires sociales se penchaient pour la deuxième fois sur ce texte, en vue de son examen en seconde lecture dans l’hémicycle du Sénat les 11, 12 et 13 mai prochains. Ils examinaient également la proposition de loi qui renforce l’accès aux soins palliatifs, un texte beaucoup plus consensuel, soutenu par une très large majorité d’élus.
« Sur la fin de vie, nous avons voulu avoir les critères d’accès les plus stricts possibles. Notre texte n’est pas fait pour ceux qui veulent mourir, mais pour ceux qui vont mourir dans les jours, dans les heures qui viennent », martèle la LR Christine Bonfanti-Dossat, l’une des deux co-rapporteurs du texte. Cette version a été adoptée par la commission en fin de matinée, à quelques voix près seulement….
Auteur: Romain David

