Face à Emmanuel Macron et Catherine Vautrin, ministre du travail, de la santé et des solidarités, une trentaine de personnes étaient conviées, jeudi 8 février au soir, autour de la table de l’Elysée. Au menu des discussions de ce dîner, un sujet sensible : celui du projet de loi sur la fin de vie qui devrait être présenté avant l’été.
En plus des cinq responsables religieux – protestant, orthodoxe, catholique, bouddhiste et juif –, étaient également présents Jean-François Delfraissy, président du Comité consultatif national d’éthique (CCNE), et son collègue, l’ancien député Alain Claeys ; le médecin réanimateur au centre Gustave Roussy de Villejuif, François Blot ; le nouveau président du Conseil national de l’ordre des médecins, François Arnault, mais aussi le docteur Laurent Montaz, chef de l’unité de soins palliatifs du CHU de Poitiers, ou encore Fabrice Gilz, directeur adjoint de l’Espace éthique Île-de-France, et la journaliste Anne Carrère d’Encausse, autrice d’un récent documentaire « Fin de vie : pour que tu aies le choix », très engagé en faveur de la dépénalisation de l’euthanasie.
À la surprise de certains participants, notamment des responsables des cultes, le président de la République n’a pas effectué d’annonce. « Il semble toujours tâtonner, interprète l’un d’entre eux. Notre sentiment est que le président n’a pas de plan préétabli mais qu’il lançait un nouveau round de consultations, comme un remake. » En mars 2023, un dîner sur le même format avait déjà permis aux acteurs de s’exprimer sur cette thématique. Une nouvelle fois, les religieux ont pu plaider en faveur du développement des soins palliatifs et exprimer pour certains leurs réserves sur l’ouverture de l’aide active à mourir.
« Voie de crête philosophique »
Jeudi soir, Emmanuel Macron s’est, de l’avis général, montré « très à l’écoute ». « Je l’ai…
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Auteur: Matthieu Lasserre et Antoine d’Abbundo

