L’entrée du projet de loi sur la fin de vie, à l’Assemblée nationale, lundi 27 mai, colore l’Hémicycle d’un attachement général à la notion de « dignité ». Dignité de la vie, dignité de la mort. Un joli mot que le gouvernement utilise à sa guise lorsqu’il défend un texte maturé par une commission spéciale, une convention citoyenne, un comité consultatif national d’éthique, et par les convictions mais aussi les croyances intimes de chaque élu·e qui va s’en saisir. Lequel gouvernement a raison de vouloir faire entrer la fin de vie dans cet espace d’intégrité des êtres.
Trop de personnes atteintes d’une « affection en phase avancée ou terminale » – expression qui a été retenue en commission spéciale à la place de celle, jugée trop imprécise, de « pronostic vital engagé à court ou moyen terme » – agonisent à l’ombre des lois et du droit.
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Que la faute soit portée d’emblée sur la situation chaotique des soins palliatifs est une évidence. Le texte a l’ambition, d’ailleurs, de combler les trous béants. Sans dire précisément comment, pour l’instant. Mais la gauche, majoritairement favorable, doit rester vigilante, comme le groupe insoumis l’a été en faisant adopter, en commission, un amendement important pour asseoir le caractère non lucratif aux nouvelles maisons d’accompagnement. Le tout afin d’éviter un « Orpea de la fin de vie », comme nous l’a glissé le député de Haute-Garonne, Hadrien Clouet.
Une longue inertie politique qui, trop longtemps, a préféré ne pas regarder en face les personnes prêtes ou condamnées à mourir.
Mais la faute aussi à une longue inertie politique qui, trop longtemps, a…
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Auteur: Hugo Boursier

