Les sénateurs ont sorti l’artillerie lourde. Mettre fin au droit d’accès à l’enseignement supérieur pour l’ensemble des bacheliers, multiplier par cinq les droits d’inscription en licence, réguler l’accueil des étudiants internationaux en favorisant certains territoires plutôt que d’autres… Voici quelques-unes des dix mesures chocs égrenées dans un rapport du Sénat sur l’excellence universitaire. Rendu public ce mercredi 9 septembre, ce document, qui invite à « lever le tabou de la sélection à l’entrée à l’université », vient mettre un point final aux travaux de la commission d’enquête initiée par la droite sénatoriale sur la capacité des universités françaises à assurer une formation publique de haute qualité.
« Nos universités n’atteindront pas l’excellence sans viser l’excellence », explique la sénatrice LR Laurence Garnier, rapporteure de cette commission d’enquête. Elle évoque les injonctions contradictoires de l’enseignement supérieur public, tiraillé entre « le droit à la poursuite des études » et « le caractère sélectif des formations auquel sont attachés les présidents d’universités ». « Aujourd’hui, on demande à nos universités de courir un marathon avec un sac de 13 kg sur le dos, et d’être les premières sur la ligne d’arrivée ». L’élue dénonce notamment l’accès indifférencié aux premières années de licence pour les titulaires du…
Auteur: Romain David
