Finance sans conscience…

À la cérémonie d’investiture de Donald Trump, Bernard Arnault était aux premières loges. Celles des amis de longue date. Un peu en arrière, parce que de rang inférieur, figuraient Éric Zemmour et Marion Maréchal. Tout un programme ! Le patron de LVMH est évidemment un homme politique. Qu’il ne convoite pas de siège à l’Assemblée ou ailleurs ne change rien à l’affaire. Il fait de la politique avec une redoutable efficacité. Dans le conflit entre l’Union européenne et Trump, il n’est donc pas étonnant qu’il prenne grossièrement parti pour l’affairiste de la Maison Blanche.

À la poubelle de l’histoire, donc, l’ordolibéralisme rhénan.

Il vient d’appeler les dirigeants européens à régler « à l’amiable » le différend commercial avec Washington. Un peu à la façon dont Trump demande au président ukrainien, Volodymyr Zelensky, de régler à l’amiable son « différend » avec Poutine… Comme une injonction à se soumettre. Ce que Bernard Arnault a appelé « bureaucratie européenne » devant ses actionnaires, ce sont toutes les normes sociales et environnementales qui entravent l’ultralibéralisme. À la poubelle de l’histoire, donc, l’ordolibéralisme rhénan, qui prétendait naguère soumettre l’économie à certaines règles morales !


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Bernard Arnault n’est pas le seul à « voter » Trump. Des grands labos pharmaceutiques comme Sanofi et Servier menacent, eux aussi, de se délocaliser si l’Union européenne ne passe pas sous leurs fourches caudines en libéralisant les prix des médicaments. Ils l’ont dit dans un courrier adressé à la présidente de la Commission de Bruxelles, Ursula von der Leyen, cosigné par trente grands patrons européens…

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Auteur: Denis Sieffert

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