Trois jours de débats importants ont commencé ce 15 avril au Sénat, première chambre saisie sur le projet de loi-cadre relatif au développement des transports, le plus important depuis la loi d’orientation des mobilités de 2019. Le texte, issu de la conférence « Ambition France Transports » qui a réuni élus et experts durant l’été 2025, doit servir à jeter les bases de la stratégie de financement des transports dans le pays, avec un « modèle » pérenne. Le ministre des Transports, l’ancien sénateur LR Philippe Tabarot, a parlé d’un « acte de souveraineté » avec ce texte, à l’heure où la fièvre sur le marché du pétrole fait craindre le pire sur les déplacements du quotidien.
Les besoins en rattrapage sont massifs. On estime que 3 milliards d’euros sont nécessaires chaque année, seulement, pour entretenir et moderniser les réseaux de transport. C’est sans compter les nouveaux projets. Des années de sous-investissement chronique ont finalement accentué les retards et le mauvais état des infrastructures, gonflant cette « dette grise » à hauteur de 60 milliards d’euros.
Priorité donnée à la régénération, avant de nouveaux projets
Les sénateurs ont adopté ce mercredi soir l’article 1er du projet de loi, considéré comme sa « clé de voûte ». Afin de donner de la visibilité aux opérateurs et aux pouvoirs publics et de sécuriser, il pose le principe de lois de programmations pluriannuelles dans le…
Auteur: Guillaume Jacquot

