Blois (Loir-et-Cher), reportage
D’un clic sur son smartphone, Hélène déverrouille les portes de la voiture, puis saisit la clé dans la boîte à gants. L’œil expert, elle fait lentement le tour du propriétaire. Sauf que la petite citadine blanche ne lui appartient pas vraiment. Elle la partage avec une trentaine d’autres Blésois, pour son plus grand bonheur : « Je ne voulais pas avoir la charge mentale et économique d’un véhicule, dit-elle, mais je ne pouvais pas complètement m’en passer non plus. »
Depuis dix mois, deux hybrides en autopartage arpentent ainsi les rues de la cité du Loir-et-Cher. Le principe est simple : les habitants se créent un compte en ligne d’où ils peuvent réserver l’une des autos. Dans le véhicule, un boîtier connecté enregistre les kilomètres parcourus et la durée, qui seront ensuite facturés. « C’est simple et fluide », sourit Hélène.
L’idée a germé lors de son emménagement à Blois, en 2022 : « J’arrivais de Bordeaux, où je n’avais pas de voiture, et je ne souhaitais pas en acheter une », raconte-t-elle. Pour autant, difficile de tout faire en vélo ou en train : « Pour certaines courses, certaines activités culturelles, il me fallait être motorisée. »
« On n’avait plus le choix, il fallait y aller ! »
Par chance, la métropole organisait alors des ateliers de réflexion sur la sobriété. Avec d’autres habitants, le projet d’autopartage a alors émergé. « On a organisé une première conférence sur le sujet, et on s’est retrouvé à une centaine de personnes, poursuit la quadragénaire, employée à la région Centre. On n’avait plus le choix, il fallait y aller ! »
Deux voitures en partage
Une dizaine de motivés s’est ensuite penchée sur les solutions possibles. Fallait-il acheter des véhicules neufs ? Comment faire pour l’assurance ? Quid du partage des clés ? Très vite, le collectif s’est tourné vers…
Auteur: Lorène Lavocat, Mathieu Génon

