La France n’a toujours pas de gouvernement, mais les propositions fiscales germent dans tous les groupes politiques, dans la perspective du débat budgétaire qui ne manquera pas d’arriver cet automne. Dans l’attente, les discussions politiques pour trouver une voie de passage pour le budget 2026 jouent les prolongations à Matignon. L’enjeu pour le socle commun est d’obtenir un compromis avec les socialistes à l’Assemblée nationale pour éviter la censure.
L’une des exigences régulièrement mises en avant à gauche est celle de la justice fiscale, à travers l’imposition du patrimoine des ultra-riches, dite taxe Zucman. Les partis de la coalition gouvernementale sortante ne veulent pas en entendre parler, mais restent toutefois ouverts à d’autres pistes. Dans Les Échos ce 23 septembre, le patron des députés du Modem, Marc Fesneau propose par exemple de reconduire pour plusieurs années la contribution différentielle sur les hauts revenus, la CDHR qui consiste à s’assurer un impôt minimal de 20 % sur les hauts revenus. Le député du Loir-et-Cher, proche de l’ancien Premier ministre François Bayrou, convoque aussi une idée chère à son camp : modifier l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), qui a pris le relais en 2018 de l’ancien impôt sur la fortune (ISF).
En 2017, le refus de François Bayrou de voir « l’argent dormant » échapper à une imposition sur la fortune
« La justice fiscale, ce n’est pas punir les riches….
Auteur: Guillaume Jacquot

