Fonderie de Bretagne (FDB), reprise l’an dernier par Europlasma, va demander son placement en redressement judiciaire pour cessation de paiement mardi, lors d’un comité économique et social extraordinaire, a annoncé vendredi 26 juin la CGT de l’entreprise. « Malgré les alertes successives » sur la situation de l’usine de Caudan, dans le Morbihan, « nous n’avons jamais été pris au sérieux, pourtant les faits sont là », déplore dans un communiqué le syndicat.
Repreneur en série de sites industriels en difficultés, récemment auditionné par la commission d’enquête parlementaire sur la « prédation des capacités productives par les fonds spéculatifs », le groupe Europlasma a enregistré une perte nette de 35,6 millions d’euros en 2025, plus de deux fois supérieure à l’exercice précédent.
Promesses non tenues
Le groupe basé dans les Landes avait repris en avril 2025 la Fonderie de Bretagne, qui produisait des pièces en fonte pour les suspensions et les échappements.
Europlasma s’était engagé à investir sur le site de Caudan 15 millions d’euros sur trois ans et affirmait vouloir diversifier la production, notamment avec la production de corps creux pour la fabrication d’obus de mortier.
Mais la production sur le site breton n’a jamais repris depuis un grave incendie survenu en janvier sur l’un des fours, et Europlasma n’a jamais versé l’intégralité des sommes promises, a affirmé à l’AFP Maël Le Goff, délégué syndical de la CGT de FDB. En janvier, l’usine, héritière des Forges d’Hennebont et longtemps prestataire de Renault, employait environ 260 personnes.
« Je constate qu’Europlasma n’a pas tenu les engagements financiers et industriels pris lors de la reprise », a déclaré vendredi le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin. « Les apports annoncés et les investissements promis sont restés très…
Auteur: La Croix (avec AFP)

