Pour ce chercheur en climatologie d’une quarantaine d’années, qui a grandi dans les collines de l’est du Népal et étudie aujourd’hui les risques liés aux zones montagneuses à l’Université des Nations Unies à Bonn, le sujet revêt une dimension à la fois professionnelle et personnelle. Au cours de sa propre vie, il a vu les menaces qui pèsent sur la région se transformer.
« Quand j’étais enfant, ce n’était pas comme ça », m’a-t-il confié. « Ni à l’époque de mes parents ou de mes grands-parents, ce n’était pas le défi majeur dans ce temps-là ».
Dipesh Chapagain, sur le campus de l’Université des Nations Unies à Bonn, en Allemagne.
Mercredi, à 8 h 37, un pan de montagne s’est effondré dans les hauteurs de l’Himalaya. La secousse a été si puissante que les instruments sismiques l’ont d’abord confondu avec un tremblement de terre de magnitude 5,2. Le socle d’un glacier a cédé, précipitant une masse colossale de glace et de roche sur près de 1 200 mètres de dénivelé jusqu’au fond de la vallée. Eau, boue et débris se sont alors engouffrés dans les cours d’eau en contrebas, ravageant villes et villages le long de l’un des principaux axes commerciaux entre le Népal et la Chine. À une station de surveillance, le niveau de l’eau a grimpé de neuf mètres en trente minutes.
Vendredi, le bilan faisait état de plus de 500 morts au Népal et au Tibet, tandis que plus de 1 500 personnes étaient toujours portées disparues, parmi lesquelles des centaines d’étrangers.
La famille proche du Dr Chapagain a été épargnée. La nouvelle l’a toutefois profondément affecté.
« C’est toujours éprouvant de recevoir ces messages dévastateurs en provenance du pays », a-t-il déclaré. « Ces événements deviennent plus fréquents et plus intenses ».
La catastrophe est l’illustration…
Auteur: Nations Unies FR
