La Ligue de football professionnelle (LFP) a beau être une association, doublée d’une société de droit privé, la commission d’enquête sur la financiarisation du football s’intéresse aux relations qu’elle entretient avec l’État. C’est dans ce contexte que le rapporteur Michel Savin et le président Laurent Lafon auditionnaient, ce jeudi 3 octobre, l’ancienne ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra.
« L’État joue un rôle central dans le modèle sportif français, en déléguant une mission de service public aux fédérations sportives, qui sub-délèguent certaines de leurs prérogatives à des ligues professionnelles », explique Laurent Lafon, pour justifier la présence de l’ex-ministre au Sénat.
Les sénateurs remontés contre la diminution « en trompe l’œil » du salaire de Vincent Labrune
Amélie Oudéa-Castéra a notamment été amenée à réagir à l’actualité toute récente de la LFP, qui a annoncé à l’issue de son conseil d’administration avoir diminué de 30 % le salaire de son président nouvellement réélu, Vincent Labrune. Une annonce contestée par la commission d’enquête, qui dénonce une diminution « en trompe l’œil ». En effet, en 2022, la rémunération de Vincent Labrune est passée de 420 000 euros à 1,2 million d’euros annuels, dans le cadre d’un accord conclu entre la LFP et le fonds d’investissement luxembourgeois CVC. Une augmentation de salaire considérable, assumée par le fonds…
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Auteur: Rose Amélie Becel

