Plusieurs dizaines d’étudiants se sont rassemblés ce mardi midi devant le rectorat de Montpellier contre un projet de décret qui supprimerait la possibilité pour les universités d’exonérer les étudiants extra-communautaires de frais d’inscription majorés. (« Le Poing »)
Plusieurs dizaines d’étudiants se sont rassemblés ce mardi midi devant le rectorat de Montpellier contre un projet de décret qui supprimerait la possibilité pour les universités d’exonérer les étudiants extra-communautaires de frais d’inscription majorés. Le même jour, le Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche émettait un avis largement défavorable
Ce mardi 12 mai, plusieurs dizaines d’étudiants se sont rassemblés devant le rectorat de Montpellier contre un projet de décret du gouvernement qui supprimerait la possibilité pour les universités d’exonérer les étudiants extra-communautaires de frais d’inscription majorés. Instaurés en 2019 par le plan « Bienvenue en France », ces frais atteignent jusqu’à 2 895 euros en licence et 3 941 euros en master — soit environ seize fois plus que pour les étudiants européens. Jusqu’ici, les établissements pouvaient choisir de ne pas les appliquer. L’Université de Montpellier et Paul-Valéry en ont fait le choix. Le projet de décret mettrait fin à cette liberté.
La mobilisation s’inscrit dans un mouvement national. À l’appel d’une intersyndicale de l’enseignement supérieur, des rassemblements ont eu lieu dans plusieurs villes, à Paris devant le ministère et en région devant les rectorats. À Montpellier, c’est déjà le deuxième en deux semaines : le 30 avril, plusieurs dizaines de personnes s’étaient réunies devant la préfecture de l’Hérault.
La date n’était pas choisie au hasard. Le même jour, le CNESER — Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche, instance qui réunit…
Auteur: Elian Barascud

