Dans le modèle de société actuel, peut-on vraiment transformer les villes et bâtiments pour les rendre vivables et adaptés au réchauffement climatique techno-industriel ?
Il devient de plus en plus difficile de rattraper le « retard » qui s’est accumulé, et qui va payer ? Les plus grands pollueurs et émetteurs de CO2, les grands propriétaires ? Qui va les forcer ?
En fait, il ne s’agit pas d’un quelconque retard, mais d’un je m’en foutisme volontaire généralisé de la part des dirigeants et une conséquence logique du modèle de société désastreux en vigueur.
Comme toujours, les solutions ne sont pas dans la vaine attente d’un revirement intelligent des puissants à la faveur d’une élection ou de je ne sais pas, ni dans une impossible dérogation aux impératifs déraisonables du capitalisme, mais dans l’insurrection populaire, dans l’organisation collective déterminée à agir vigoureusement pour bifurquer vers des sociétés soutenables et vivables.
Jacques Ferrier, architecte : « La ville de demain ne peut pas être une succession de refuges climatisés reliés par des espaces extérieurs devenus hostiles »
Si l’on veut lutter contre le réchauffement climatique, il faut renoncer aux bâtiments standardisés de l’architecture de l’après-guerre, affirme l’architecte, dans une tribune au « Monde ». La ville durable doit être fondée sur des solutions éprouvées : l’ombre, la ventilation naturelle, la présence de l’eau et du végétal.
Une nouvelle canicule nous met, une fois encore, face à nos contradictions. A chaque pic de chaleur, l’urgence de climatiser s’impose comme la réponse au stress créé par l’élévation des températures. Dans le même temps, nous ne pouvons plus ignorer que la généralisation de l’air conditionné est une des causes majeures du réchauffement climatique.
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La prise de conscience des conséquences du dérèglement climatique se conjugue avec une…
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