C’est une réalité crainte et maintes fois supposée que dépeint aujourd’hui la Fondation Abbé Pierre dans son nouveau rapport consacré au mal-logement. Sa présidente Marie-Hélène Le Nedic, qui, avec bien d’autres voix, avait alerté à de nombreuses reprises que « la crise du logement qui couve » aurait de « dures répercussions sociales », l’affirme : « désormais, cette crise est là ».
Une « baisse spectaculaire de la construction, notamment de logements sociaux », la « hausse du coût de la construction et la raréfaction des terrains disponibles » ou encore un « accès à l’énergie de plus en plus onéreux qui oblige les ménages à des arbitrages douloureux » sont autant de facteurs, loin d’être exhaustifs, venant expliquer la situation catastrophique à laquelle doivent faire face des millions de personnes en France. Des difficultés pourtant loin d’être ignorées ou méconnues.
En 2021 déjà, La Relève et la Peste abordait cette « bombe sociale à retardement » et relevait notamment que 49 % du revenu des ménages les plus modestes était dédié à leur habitation, tandis que cette même dépense représentait seulement 10% chez les populations les plus aisées.
« Cette crise prévisible s’impose par son ampleur et la gravité de ses conséquences économiques et sociales qui plongent les plus vulnérables dans une situation encore plus difficile qu’il y a un an », peut-on lire dans ce nouveau rapport.
Au cours des deux années le précédant, bon nombre d’observateurs et autres analystes évoquaient cette même « bombe sociale », expression dont s’était même emparé en 2022 l’ancien ministre du logement Olivier Klein.
Aujourd’hui pourtant, les chiffres, toujours plus écrasants, donnent le vertige et l’alerte ne semble avoir eu que peu de résonance : actuellement, 4,1 millions de personnes sont dites mal logées, dont plus d’1 million sont…
La suite est à lire sur: lareleveetlapeste.fr
Auteur: La Relève et La Peste

