Il y a le jour d’après. Une fois que la peur se sera estompée, on pourra constater que le problème demeure entier et que rien n’a été résolu.Chacune des trois principales forces, que le scrutin a délimitées, le « Nouveau front populaire », le Centre autour du parti « Renaissance », le « Rassemblement national », chacune d’elles peut dire qu’ « elle a gagné ». Mais en fait, chacune d’elles fait seulement barrage à la domination des deux autres. En France, il ne semble pas qu’il y ait de solution parlementaire actuellement à la question du pouvoir. La démocratie est bloquée.C’est l’un des symptômes mêmes de la crise. Est-ce qu’une démocratie bloquée peut être encore une démocratie ? Est-elle encore un système qui règle les conflits politiques par les urnes, de façon pacifique, par le dégagement d’une majorité et d’une minorité ?
Les forces de gauche auraient donc tort de trop se rejouir. Certes, elles sont arrivées relativement en tête par rapport aux deux autres grandes forces politiques. Et il est remarquable, que La France Insoumise, principal parti de la gauche, ait résisté victorieusement à une campagne extrême de diabolisation, dirigée à la fois contre elle et son leader, Jean-Luc Mélenchon, notamment à cause de leur soutien au peuple palestinien.
Mais même LFI, si elle a des raisons d’être satisfaite, ne devrait pas trop se réjouir. La démocratie en France, depuis longtemps, a vécu, voire survécu grâce à des subterfuges, de gains de temps, voire de tromperies comme le « non », carrément ignoré et contourné, de la majorité des Français à la Constitution européenne lors du vote referendaire du 29 mai 2005.
La majorité , une minorité..
La question du parti du Rassemblement National est une chose, la question des problemes de la démocratie française en est une autre. Examinons les problèmes structurels actuels de celle ci, au delà des opinions, des convictions, ou des appartenances.
Au…
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Auteur: Djamel LABIDI

