France, première destination touristique mondiale : des retombées inégalement réparties dans la restauration


L’ESSENTIEL

  • En 2025, plus de 100 millions de touristes ont été accueillis en France.

  • Les répercussions économiques sur le secteur de la restauration sont importantes, mais tous les types de restaurants n’en profitent pas de la même façon.

  • Cette mondialisation de la clientèle a bouleversé l’économie de la recommandation notamment. Il n’est désormais plus possible d’ignorer le numérique.


Avec 102 millions de visiteurs internationaux accueillis en 2025, la France confirme sa position de première destination touristique mondiale. Le secteur génère 77,5 milliards d’euros de recettes internationales, soit une augmentation de 9 % par rapport à 2024, ce qui représente un record historique.

Dans cette dynamique, la restauration occupe une place centrale. En 2023, selon le compte satellite du tourisme (CST) de l’Insee, les sommes consacrées aux « restaurants et cafés » ont atteint 20,6 milliards d’euros, ce qui place ce poste de consommation au troisième rang après l’hébergement et les transports et souligne son importance économique.

Ces données témoignent du rôle majeur de la restauration en France. Toutefois, les retombées économiques associées à cette consommation demeurent très inégalement réparties. Elles varient fortement selon les territoires, les emplacements et les types d’établissements, ce qui crée d’importants écarts entre les acteurs du secteur.




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De l’importance d’être au bon endroit

Les restaurants qui tirent le plus profit du tourisme sont ceux situés dans les destinations les plus fréquentées comme Paris, de la Côte d’Azur, du littoral atlantique, des grandes stations alpines et des principales villes patrimoniales.

Grâce à l’afflux de visiteurs, les établissements de restauration implantés dans ces zones profitent…

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Auteur: Nathalie Louisgrand, Enseignante-chercheuse, GEM