Il y a encore quelques mois, l’hypothèse semblait presque incongrue. François Hollande, l’ancien président impopulaire, longtemps contesté par une partie de sa propre famille politique, pouvait-il redevenir un recours pour la gauche ? La question est désormais prise au sérieux. Redevenu député de Corrèze après la dissolution de 2024, l’ancien chef de l’État multiplie les déplacements, les rencontres et les prises de parole. Cet été, les signaux se sont même accélérés. Le 12 août, pour son 72e anniversaire, des proches ont fait placarder quelque 500 affiches dans toute la France, reprenant son célèbre « Lui président » et mettant en avant plusieurs mesures de son quinquennat : mariage pour tous, recrutements d’enseignants ou encore retraite à 60 ans pour certaines catégories. Une initiative présentée comme spontanée par ses soutiens, mais qui ressemble aussi à une tentative de réhabilitation politique. François Hollande, lui, continue de cultiver l’incertitude. Dans un entretien accordé au Point le 26 août, à l’occasion de la publication de son livre-programme « Unir », il a confirmé que décembre serait le mois de sa décision. « Si la situation l’exige et que j’ai la conviction, au mois de décembre, qu’un rassemblement est possible et que je peux en être l’expression, j’en tirerai les conclusions. Si, en revanche, une candidature proche de ma sensibilité s’est imposée avec une perspective…
Auteur: Emma Bador-Fritche
