Alors que les atermoiements et les divisions au Parti socialiste fragilisent la primaire de la gauche « non-mélenchoniste », Clémentine Autain veut croire dans la « dynamique » que produirait une primaire avec « des millions » de participants. « Seule cette union peut permettre une dynamique populaire et créer une candidature capable de devenir le vote utile du peuple de gauche », détaille la cofondatrice de l’Après.
Les attaques de « l’aile droite du PS » – et notamment de François Hollande ce dimanche – n’ont pas vraiment surpris la députée de Seine-Saint-Denis : « Le projet de François Hollande, et maintenant peut-être de Boris Vallaud, c’est l’union des centres. Le mien, c’est l’union des gauches. Ils veulent aller chercher le MoDem et les macronistes, moi je pense que cette primaire doit rassembler le cœur du peuple de gauche. » Clémentine Autain va même jusqu’à estimer qu’un socialiste « ne peut pas incarner » ce rassemblement, mais estime que « c’est au peuple de gauche de trancher » par cette fameuse primaire.
« Je suis prête à perdre parce que c’est la condition du rassemblement », conclut-elle, tout en rappelant cette « blessure dans le peuple de gauche » que constitue le quinquennat de François Hollande et qui explique d’après elle les scores de Jean-Luc Mélenchon aux deux dernières présidentielles.
« Le spectacle que l’on donne est un cirque »
D’après Clémentine…
Auteur: Louis Mollier-Sabet

