Un analyse critique d’une prise de parole de François Rebsamen lors d’un meeting de Natalie Koenders.
Autoritarisme, incohérence politique, CRA de longvic et progressisme de façade.
Lors du meeting de Nathalie Koenders à Dijon le 12 mars 2026, François Rebsamen a abordé la question des personnes originaires du Maghreb et des Frères musulmans. Il a déclaré : « Pour certains, derrière chaque isolé originaire du Maghreb se cache potentiellement un frère musulman » (DijonActu, 13 mars 2026). Le problème n’est pas qu’il fasse lui-même l’amalgame, mais qu’il se limite à répéter les clichés et idées stigmatisantes existants sans jamais les déconstruire.
Dans un contexte où les actes racistes se multiplient, où les paroles haineuses se libèrent et où l’autoritarisme progresse, cette absence de clarification est frappante. Elle laisse penser que plutôt que de prendre position pour défendre ses valeurs et déconstruire les stéréotypes, F. Rebsamen cherche avant tout à ne pas déplaire à son public, en évitant de bousculer les idées reçues. Ce choix politique et rhétorique pose une question centrale : dans une France tendue et marquée par les discriminations, est-ce la responsabilité d’un homme (prétendument) de gauche de s’effacer devant l’opinion ou de clarifier fermement les choses ?
Être de gauche ne consiste pas seulement à afficher des intentions ou à invoquer une fraternité abstraite ; cela suppose une exigence morale et intellectuelle, notamment dans la manière de formuler les choses. Dans un contexte marqué par la banalisation des discours stigmatisants, par la post-vérité et la circulation de fausses informations, il ne suffit plus de suggérer une distance critique : il faut la rendre explicite, la travailler, la démontrer.
En restant à la surface du discours, sans déconstruire les idées qu’il évoque, F. Rebsamen adopte malgré lui une méthode qui rappelle celle de ses…
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