Si vous dégustez une sauce à l’échalote dans un restaurant, il y a de fortes chances qu’elle ait été réalisée à partir d’un échalion, la spécialité de François Turpeau. L’exploitant agricole cultive cette variété d’oignon croisé avec l’échalote à une vingtaine de kilomètres au nord de Poitiers, dans un paysage de grandes plaines interrompues par quelques villages ou hameaux bâtis en pierres calcaires.
L’échalion s’écoule principalement dans la restauration, parce qu’il est facile à découper et que son goût sucré est apprécié. « Ça a donné lieu à des clashs avec les Bretons, qui font l’échalote traditionnelle », résume François Turpeau, qui défend la culture de ce bulbe surnommé la « cuisse de poulet du Poitou ». À côté des 5 hectares de parcelles qu’il y consacre, il compte aussi 25 hectares de vignes en agriculture biologique et 110 hectares de céréales (blé, orge, colza, tournesol et maïs) en « conventionnel ».
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Âgé de 39 ans, l’agriculteur aux yeux bleu clair a une autre casquette qui jette une ombre sur le reste de ses activités. Celle-ci est jaune, aux couleurs du syndicat agricole de la Coordination rurale (CR). Depuis 2019, François Turpeau occupe le poste de vice-président de la chambre d’agriculture de la Vienne. Les élections syndicales ont porté son syndicat à la tête de l’organisme, après une gestion sans interruption de soixante-treize ans par la FNSEA, le syndicat agricole majoritaire. Puis, en 2021, le spécialiste de l’échalion est aussi devenu président de la branche départementale de son syndicat, la CR86.
Un double rôle que François Turpeau endosse avec fierté, lui qui a…
Auteur: Mathilde Doiezie

