Cette séance, convoquée avant même l’annonce du prix Nobel de la paix attribué à María Corina Machado, figure de l’opposition vénézuélienne au président Nicolás Maduro, s’est ouverte sur un appel à la retenue de Miroslav Jenča, responsable de l’ONU pour les affaires politiques sur le continent américain, qui a exhorté Washington et Caracas à « résoudre leurs différends par des moyens pacifiques ».
Miroslav Jenča, Sous-Secrétaire général pour l’Europe, l’Asie centrale et les Amériques, au Conseil de sécurité.
Une rivalité ancienne
Les relations entre les deux pays sont au plus bas depuis 2019, lorsque les États-Unis ont reconnu l’opposant Juan Guaidó comme président vénézuélien par intérim, après la réélection contestée de M. Maduro. Depuis, les deux pays s’opposent à coups de sanctions, d’expulsions de diplomates et d’accusations d’ingérence. Le bref dégel amorcé en 2023, sous médiation qatarie, n’a pas suffi à restaurer la confiance.
C’est dans ce climat de méfiance qu’à la mi-août 2025, une présence militaire américaine accrue a été signalée dans le sud de la mer des Caraïbes, « au large des côtes du Venezuela », a rappelé M. Jenča. Caracas a aussitôt saisi le Secrétaire général de l’ONU, le 29 août, puis de nouveau en septembre, après une série d’incidents maritimes et aériens.
Le 2 septembre, l’administration américaine a annoncé avoir frappé un navire en mer, soupçonné selon elle d’activités illégales. L’incident aurait fait 11 morts. D’autres opérations similaires auraient eu lieu les 15, 16 et 19 septembre, puis le 3 octobre, provoquant la mort de 21 personnes au total.
« Les Nations unies ne sont pas en mesure de vérifier ces informations », a précisé M. Jenča.
Montée des tensions
Le 4 septembre, selon Washington, deux avions militaires vénézuéliens ont survolé un navire de la marine…
Auteur: Nations Unies FR

