Au quatrième jour de l’embrasement régional provoqué par la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei, tué samedi des frappes israélo-américaine, le conflit a franchi un seuil supplémentaire. Mardi, l’armée israélienne a annoncé avoir lancé « une vague d’attaques » contre Téhéran tout en menant des frappes « simultanées » à Beyrouth, visant explicitement le Hezbollah, allié stratégique de l’Iran. Au-dessus de la capitale libanaise, un épais panache de fumée s’élevait mardi matin dans la banlieue sud, bastion du mouvement chiite. La chaîne Al-Manar et la radio Al-Nour, organes du Hezbollah, affirment que leurs locaux ont été bombardés. L’armée israélienne dit avoir ciblé « plusieurs terroristes du Hezbollah » ainsi qu’un responsable chargé de superviser l’arsenal du mouvement sous l’autorité de la force Al-Qods iranienne. Elle revendique également la destruction de plusieurs sites de lancement de missiles balistiques en Iran, assurant bénéficier d’une liberté d’action accrue dans l’espace aérien iranien. Pour David Rigoulet-Roze, rédacteur en chef de la revue Orients Stratégiques et chercheur à l’Institut français d’analyse stratégique, l’entrée en scène du Hezbollah n’a rien d’improvisé. « Le Hezbollah avait annoncé qu’il ne s’engagerait pas directement dans la guerre pour soutenir son parrain iranien si le conflit demeurait limité, sauf si le Guide suprême venait à être…
Auteur: Emma Bador-Fritche

