Frappes d'Israël en Iran : le point sur le risque radioactif

Beyrouth (Liban), correspondance

Depuis le 13 juin, les frappes israéliennes plongent l’Iran dans le chaos. Au moins 224 personnes ont été tuées, des millions de personnes ont subi des coupures de courant, manqué d’eau potable… Objectif affiché de cette attaque sans précédent : empêcher l’Iran — qui assure développer un programme nucléaire civil — d’obtenir l’arme atomique.

En une semaine, l’armée israélienne a frappé plusieurs sites nucléaires. Le principal complexe d’enrichissement d’uranium en Iran, Natanz, a été en partie détruit lors de l’opération baptisée « Rising Lion ». Ceux d’Ispahan et Arak ont aussi été touchés à plusieurs reprises.

Rafael Mariano Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a confirmé une contamination radiologique et chimique sur le site de Natanz, qualifiant les bombardements de « profondément préoccupants ».

Des experts relativisent ce risque. « Ces installations utilisent le minerai d’uranium tel que sorti de terre, qui n’est dangereux que si inhalé ou touché longtemps sans précautions », explique Robert Kelley, ancien directeur des inspections nucléaires américaines en Irak. « Il suffit donc de porter un masque et des gants, et le danger est minimal », dit-il à Reporterre.

Bruno Chareyron, conseiller scientifique de la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad), est plus soucieux : « Il ne faut pas négliger la dangerosité de l’uranium naturel, notamment pour la santé du personnel travaillant dans et autour des sites nucléaires bombardés. » L’environnement pourrait être contaminé pendant 4,5 milliards d’années dans le cas de l’uranium 238, précise-t-il.

Et si une bombe touchait la centrale nucléaire du pays ?

Kaveh Madani, activiste environnemental iranien et directeur de l’Institut pour l’eau, l’environnement et…

La suite est à lire sur: reporterre.net
Auteur: Philippe Pernot

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com