Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a averti vendredi qu’un « désastre humanitaire » se profilait en raison du déplacement massif de la population au sud du pays.
Dimanche, le Hezbollah, principal relais de Téhéran dans la région, a réagi à la mort du guide suprême Ali Khamenei, tué par les bombardements américains et israéliens, par des tirs de missiles contre l’Etat hébreu. En représailles, Tel-Aviv a déclenché une série de raids sur Beyrouth et lancé une offensive terrestre dans le sud du pays. À ce stade, le ministère libanais de la santé fait déjà état de 102 morts et 638 blessés, tandis que l’armée israélienne a affirmé avoir éliminé au moins un haut responsable du mouvement islamiste pro-palestinien, principale incarnation de la composante chiite au Liban.
Interview de Tatiana Krotoff, journaliste au service international du quotidien francophone libanais, l’Orient du Jour. Interview
Comment décririez-vous la situation à Beyrouth ?
La ville est prise par le choc de l’ordre d’évacuation massif émis par l’armée israélienne sur toute la banlieue sud de Beyrouth qui concerne environ 500 000 personnes. L’ordre d’évacuation a été lancé vers 15 heures. Il y a eu un vrai mouvement de panique. En quelques minutes, les routes se sont remplies de voitures, voire de personnes à pied depuis la banlieue sud pour fuir. Enormément de gens sont arrivés dans le nord de Beyrouth, vers la place des martyrs, à…
Auteur: Simon Barbarit

