Ennemis jurés depuis la Révolution islamique de 1979, le conflit entre Israël et l’Iran semble avoir atteint son paroxysme depuis la série de frappes aériennes menées contre les sites militaires et nucléaires en Iran. Une offensive qui intervient alors qu’un nouveau cycle de négociations entre les Etats-Unis et l’Iran sur le nucléaire iranien devait avoir lieu dimanche. Au moins deux dirigeants des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique du régime, ont été tués dont son chef, le général Hossein Salami. Six experts nucléaires ont aussi péri dans les attaques, au moins 50 personnes, dont des femmes et enfants ont été blessées, selon des médias iraniens. Le chef d’état-major iranien, le général Mohammed Bagheri, a également été tué, selon la télévision d’Etat (lire notre article).
Téhéran a qualifié de « déclaration de guerre » ces frappes menées par l’aviation israélienne. Alors que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a averti que l’opération militaire durerait « de nombreux jours », les appels à la désescalade se sont multipliés à travers le monde.
« L’impunité dont bénéfice Israël à Gaza provoque ce type d’actions »
A Paris, un Conseil de défense s’est réuni dans la matinée. « La France a plusieurs fois condamné le programme iranien en cours et a pris toutes les mesures diplomatiques en ce sens. Dans ce contexte, la France réaffirme le droit d’Israël à se…
Auteur: Simon Barbarit

