Un proche vous demande de le dépanner de quelques milliers d’euros, un médecin d’une ONG vous contacte via les réseaux sociaux, une taxe est demandée pour récupérer un colis… Les fraudes se multiplient et ne cessent de se perfectionner.
Face aux milliards générés par ces fraudes, la riposte s’organise. Le 21 septembre, une réunion sur le sujet était organisée par le Bureau des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) durant l’Assemblée générale de l’ONU, en présence de représentants de gouvernements mais aussi d’acteurs privés, comme le Nasdaq, Meta et Mastercard.
Aucun État ne peut seul combattre une menace globale
L’Asie du Sud-Est est devenue un centre global de la cyberfraude organisée, dont les capacités de nuisance sont démultipliées par l’IA. Outre le Cambodge, le Laos, Myanmar et les Philippines, de plus en plus de pays sont contaminés par ce fléau.
« La fraude nationale a augmenté à un rythme alarmant, a affirmé Lương Tam Quang, le ministre de la Sécurité publique du Vietnam. Les réseaux sont de plus en plus agiles, décentralisés et difficiles à détecter.
Un seul réseau criminel peut opérer dans un pays, avoir sa plateforme technologique dans un autre pays, transférer des fonds dans de multiples juridictions et infliger des pertes sur plusieurs continents. (…) Aucun État seul ne peut se protéger contre cette menace globale ».
L’Europe n’est pas épargnée
« L’ampleur mondiale du problème apparaît de plus en plus clairement », ont déclaré l’ONUDC et l’Union européenne dans un appel à une action internationale urgente et coordonnée, lancé le 30 juillet à l’occasion de la Journée mondiale contre la traite des personnes.
« Fin 2025, les victimes identifiées provenaient de près de 80 nationalités. Si l’Asie du Sud-Est reste une plaque tournante majeure, ce modèle s’étend au Moyen-Orient, à l’Afrique, à l’Europe de l’Est et du Sud-Est,…
Auteur: benelux
