Avouons-le : je n’avais aucune intention de gaspiller un temps précieux à écrire un tel texte. Mais antifascisme oblige. Après la lecture de certains organes de presse alternative de la « gauche (dite) radicale », comme Contre-Attaque, à propos de l’affaire du 1988 et des ratonnades sans complexe organisées par la milice néo-fasciste de Yovan Delourme, je me suis donc fait violence, car il est visiblement impératif de lancer l’alerte.
Dans Contre-Attaque, en effet, et d’autres médias, le néo-nazi Frédéric Delavier est présenté comme un personnage neutre, presque un allié objectif, parce qu’il s’opposerait à Yovan Delourme. Il est urgent de rectifier cette dangereuse mystification, volontaire ou involontaire, qui prouve soit que nos médias ont été infiltrés par des confusionnistes (ce n’est jamais impossible), soit la déplorable absence de connaissance et de réflexion de ceux qui écrivent sans savoir de quoi ils parlent.
Depuis des années, à la seule exception de Quartiers Libres, nous avions tous et toutes implicitement décidé – comme sur Wikipedia, visiblement – de ne pas braquer les projecteurs sur un abruti idéologiquement aussi insignifiant que Delavier, cela risquait (pensions-nous) de lui donner une importance qu’il n’a pas et dont il serait le seul à se réjouir. Or nous savons tous et toutes que l’individu est particulièrement avide de publicité, et qu’il pouvait se servir même d’une publicité négative pour se faire mousser auprès des « YouTeubés » qui le suivent.
Je constate que nous avons commis là une grave erreur de jugement qu’il s’agit à présent de réparer. Le silence que nous avons observé pendant 20 ans n’a rendu service à personne.
Evidemment, Delavier est un abruti. Ses diatribes erratiques sur YouTube, ses délires grotesques à la syntaxe approximative et à l’orthographe débile sur le réseau X, son look de bouffon, et même – dans ses soi-disant…
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