Le Maroc a déjà enfermé plus de 1000 personnes suite au mouvement GenZ 212, et continue de réprimer durement toute forme de soutien au soulèvement : El Madhi Lyoubi, rappeur et cinéaste marocain résidant à Marseille est détenu depuis 10 jours en attente de son procès pour « outrage à une institution constitutionnelle ».
Critiquer la monarchie marocaine peut amener en prison, surtout quand le pouvoir se sent menacé
Alias Medhi Black Wind, cet opposant politique critique la corruption et l’injustice dans ses textes et ses films. El Medhi Lyoubi est un rappeur et cinéaste né à Salé au Maroc et exilé à Marseille depuis plus de 10 ans. Alors qu’il passait un contrôle de passeport à l’aéroport de Rabat le 10 juillet, la police marocaine l’empêche de quitter le territoire, le convoque le 13 juillet et le met en garde à vue. Son procès, initialement prévu au 22 juillet, est reporté au 31 juillet. En attendant, il reste en détention provisoire.
Pour ses proches, il est poursuivi pour son soutien au mouvement de la GenZ au Maroc en septembre 2025 [1]. L’étincelle est partie d’un hôpital à Agadir où 8 femmes ont perdu la vie alors qu’elle tentaient de la donner, faute de soins et moyens adéquat. On accuse alors la corruption de gangréner la société marocaine, qui souffre d’inégalités énormes, d’un taux de chômage toujours grandissant et de difficultés dans le systèmé éducatif et de santé. La GenZ 212 réagit aussi à la rénovation et la construction de six stades de foot en prévision de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 et de la Coupe du monde 2030, pour un total de presque un milliard et demi d’euros ! La jeunesse, mais pas que, rassemble alors 185 000 personnes sur un discord, s’organise sur les réseaux sociaux et se retrouve dans la rue. Les émeutes gagnent toutes les grandes villes, le gouvernement est obligé de provoquer des réunions de crise, mais rien ne change. La répression est…
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